Jeux de société

Un trésor à dérober sous le nez d’un dragon, un donjon à dessiner ou une équipe de champions à mener dans l’arène : autour d’une table, l’aventure prend bien des formes. Les jeux de société mêlent imagination, observation et décisions. On y apprend à préparer un coup, à changer de plan et à composer avec les autres, dans une compétition amicale ou face à un défi commun.

Voici les jeux de cette sélection et ce qui les rend différents. Pas besoin d’en connaître toutes les règles pour découvrir leurs univers : les présentations donnent les grands repères, les vidéos montrent ensuite comment une partie se déroule.

Clank! — Legacy, Catacombes et La Grande Aventure

Descendre toujours plus loin, remplir son sac et réussir à remonter avant que le dragon ne vous rattrape : Clank! transforme la chasse au trésor en une course pleine de gourmandise et de mauvais calculs. Chaque personne construit peu à peu son propre paquet de cartes, le deck-building. Les cartes achetées pendant la partie reviennent ensuite en main pour offrir des déplacements, de la puissance, de nouvelles acquisitions ou des effets spéciaux.

Mais l’efficacité a parfois un prix : le bruit. Les cubes « Clank! » rejoignent un sac dans lequel sont tirées les victimes des attaques du dragon. Un détour vers un trésor peut rapporter gros et rendre le retour beaucoup plus risqué. On observe donc autant les possibilités de ses cartes que l’avancée des autres : leur départ peut accélérer la fin de l’expédition.

Legacy : une aventure qui transforme le jeu

Dans Clank! Legacy : Acquisitions Incorporated, les aventuriers travaillent pour une franchise d’exploration assez peu scrupuleuse. La campagne introduit des rencontres, des décisions et des surprises qui laissent une trace durable : cartes ajoutées, plateau modifié, nouvelles règles. Les missions donnent une histoire commune au groupe, sans faire disparaître la rivalité pour les richesses. C’est un jeu à retrouver avec les mêmes compagnons, où l’on découvre progressivement ce que contient la boîte.

Catacombes : le labyrinthe se dévoile

Dans Clank! Catacombes, les salles sont des tuiles révélées pendant l’exploration. Impossible de mémoriser une route idéale : le donjon se construit à mesure que l’on s’y aventure. Portails, prisonniers et passages à ouvrir renouvellent les choix ; une sortie prometteuse peut devenir un détour périlleux.

Jusqu’à six avec La Grande Aventure : l’extension apporte notamment des personnages et du matériel supplémentaire. Les règles de Catacombes prévoient son utilisation pour jouer à cinq ou six. Cette possibilité ne s’applique pas à la campagne Legacy, prévue pour deux à quatre personnes.

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Attention : la vidéo de partie Legacy dévoile des éléments de la campagne. Pour garder les surprises, préférez d’abord la courte présentation.

Photo de La Grande Aventure : Les Ateliers Fantasy. Visuel de la boîte Catacombes : Dire Wolf / Origames, source éditeur.

Map Masters

Et si le premier défi d’un donjon consistait à en tracer le meilleur chemin ? Dans Map Masters, les cartes dessinent un petit monde de couloirs, de salles et de rencontres. Chaque personne organise son donjon, puis y trace un parcours au feutre effaçable. Il faut relier les bonnes étapes, profiter des trésors et éviter de se retrouver enfermé derrière ses propres choix.

Le jeu associe construction de parcours et amélioration d’un paquet de cartes. Les cartes acquises pendant la partie enrichissent les possibilités des manches suivantes. On ne cherche donc pas seulement une jolie route pour maintenant : on prépare aussi les combinaisons qui serviront ensuite. La place des cartes et l’ordre dans lequel on traverse leurs éléments comptent autant que leur valeur individuelle.

Deux façons d’aborder l’aventure changent l’ambiance. En mode compétitif, chacun tente de tirer le meilleur parti des objectifs et de son propre donjon. En mode coopératif, les scénarios proposent des missions à réussir ensemble : la discussion et la complémentarité prennent alors le pas sur la course au score.

Son originalité tient à ce mélange très concret : on manipule un jeu de cartes, on réfléchit à l’espace, puis on dessine réellement sa solution. La carte qui semblait parfaite peut ouvrir une impasse ; un déplacement de quelques centimètres peut au contraire rendre possible tout un enchaînement. Une aventure de réflexion où l’on voit ses idées prendre forme sous ses yeux.

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Photographie : Les Ateliers Fantasy. Le titre officiel du jeu est bien Map Masters.

Cartographers

La reine réclame une carte de ses nouvelles terres. À vous d’y faire apparaître forêts, villages, cultures et étendues d’eau, tout en composant avec les montagnes déjà présentes et les mauvaises rencontres de l’exploration. Dans Cartographers, chacun dessine son royaume sur une feuille quadrillée : à la fin, les mêmes découvertes auront produit des paysages très différents.

C’est un jeu de cartes à révéler et de dessin, souvent appelé flip-and-write. Une carte indique un type de terrain et une forme à reporter ; à vous de décider où la placer et comment l’orienter. Il ne faut pas savoir dessiner : quelques symboles lisibles suffisent. Le vrai défi consiste à organiser l’espace sans se condamner trop tôt.

La partie traverse quatre saisons. Les objectifs sont connus, mais ne rapportent pas tous des points au même moment : faut-il terminer une grande forêt, rapprocher les villages ou préparer un objectif qui ne sera évalué que plus tard ? Les choix d’aujourd’hui doivent laisser de la place à ceux de demain.

Les embuscades viennent déranger ce beau plan : des monstres s’installent sur les cartes, et les cases laissées libres autour d’eux deviennent une menace pour le score. Dans le jeu à plusieurs, cette intervention passe par les voisins de table. On joue donc simultanément, avec peu d’attente, mais sans pouvoir ignorer complètement les autres.

Cartographers mêle ainsi le plaisir tranquille de remplir une carte à une vraie tension de placement. Chaque nouvelle forme est une occasion… ou le petit morceau qui oblige à repenser tout un quartier.

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Visuels promotionnels de la boîte et du matériel en version originale : Thunderworks Games, source éditeur.

Super Fantasy Brawl

Bienvenue dans une arène où des champions hauts en couleur s’affrontent pour la gloire. Super Fantasy Brawl met face à face des équipes de trois combattants, chacun avec ses capacités et ses cartes. Une brute qui repousse ses adversaires, un spécialiste du déplacement ou un personnage capable de frapper à distance ne résolvent pas le même problème : c’est leur association qui fait la force de l’équipe.

Le combat repose sur des cartes et trois ressources d’action de couleurs différentes. Chaque carte demande la bonne couleur ; il faut donc choisir l’ordre des actions et les combinaisons possibles avec sa main. Les attaques ne sont pas tranchées par un lancer de dés : la lecture de la situation, le placement et les possibilités de réaction prennent le premier rôle.

Sur l’arène à cases hexagonales, un déplacement peut valoir autant qu’un coup puissant. Repousser un adversaire libère un emplacement ; attirer un champion le met à portée d’un allié ; protéger une zone peut préparer les points du tour suivant. Les objectifs font évoluer les priorités et empêchent de se contenter de courir après les blessures.

La partie est une escarmouche tactique, pas une campagne de conquête : on cherche les bonnes ouvertures, on tend un piège et l’on réagit aux intentions de l’autre équipe. Le choix des trois champions renouvelle les synergies et donne envie d’essayer un autre trio. L’univers est spectaculaire, mais le cœur du jeu se joue dans quelques décisions très concrètes : qui agit, avec quelle carte, et depuis quelle case ?

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Le Ludochrono présente la version de démonstration de 2019 ; pour les détails de la boîte publiée, se référer aux règles ci-dessous.

Visuel promotionnel Mythic Games : boîte, arène et figurines de l’édition originale, relayé par Jix Hobbies.